mercredi 13 octobre 2010

Année 2011 et maitrise des dépenses de sécurité sociale, les grandes lignes de l'assurance maladie

Budget annoncé des dépenses nationales de la branche assurance maladie: 167,1 milliards d’euros attribués aux dépenses de santé 2011, avec un strict respect de l’ONDAM fixé à 2,9% c'est-à-dire 4,7 milliards d’euros supplémentaires de dépenses de santé pour 2011 et un ONDAM hospitalier fixé à 2,8%.
Qu'est- ce que l'ONDAM? L’ONDAM est l’Objectif National des Dépenses Assurance Maladie. Il concerne
- les dépenses de soins de ville: les caisses d’Assurance maladie négocient avec les professions libérales de santé pour définir des objectifs par profession
- les dépenses des établissements de santé
- les dépenses des établissements médico-sociaux représentent la contribution de l'Assurance maladie aux dépenses pour les personnes handicapées, enfance inadaptée et adultes handicapés, d'une part, et pour les personnes âgées, d'autre part.

Le PLFSS nous annonce aucun dépassement pour les soins de ville et un dépassement limité à 500 millions d’euros pour les soins hospitaliers; ce qui fait présager d’obligations d’économies substantielles dans les établissements de santé. Cela passe entre autres mesures par l’annulation de crédits de fonds mis en réserve pour la modernisation des établissements de santé publics, et non utilisés depuis 4 ans ( 105 millions euros).
Ce chiffre de 500 millions comparé à la dépense mal gérée de la campagne vaccination H1N1 laisse perplexe.
Il est sans doute possible de le respecter si l’on vide les hôpitaux de leurs patients, ce qui est prévu avec le développement de l’ambulatoire, c'est-à-dire d’un soin hospitalier de courte durée et sans hébergement. Une grande partie de la chirurgie va évoluer ainsi que le permettent les nouveaux modes de prise en charge, les nouvelles techniques. Cependant, développer l’ambulatoire suppose que les patients seront à leur domicile et nécessiteront plus de soins de ville. Comment respecter l’ONDAM sur un objectif « soins de ville » fixé à zéro dépassement? les patients devront-ils payer plus de cotisations (complémentaires, mutuelles) pour avoir moins?
On nous annonce des économies sur les médicaments et dispositifs médicaux; des remboursements recentrés sur des médicaments plus efficaces, c’est à dire poursuite de la politique médicament remboursement au service rendu, et plus clairement dite une autre ligne médicaments non remboursés.'
Poursuite de la politique convergence établissements de santé publics et privés : quand on sait que 40% des établissements publics en Ile de France sont en déficit et grandes difficultés financières, cela signifie-t-il la disparition de certains? La convergence hospitalière devrait rapporter une économie de 150 millions d’euros. Les directeurs d’établissements publics devront faire preuve de performance gestionnaire.'
Optimisation des achats hospitaliers: très bonne mesure, cependant espérons que les économies ne se feront pas sur la qualité des produits ni sur le dos des générations futures et que les appels d’offre intégreront enfin la notion de développement durable, pollution, déchets du produit et impact sur la santé et sur l’environnement.

Branche accidents du travail : Le taux de cotisation patronale augmente de 0,1 point pour renflouer la branche accident du travail et maladies professionnelles actuellement déficitaire.

Branche retraite : cf. réforme en cours

Et bien sûr, quelques nouvelles taxes pour renflouer les caisses de la sécurité sociale:
7 milliards sur 10 milliards d’euros de niche fiscale seront affectés aux ressources de l’assurance maladie; le produit de ces ressources sera issu de taxes:

* la taxe sur les conventions d’assurance des contrats dits « contrats santé responsables » pour 1 milliard,
* la taxe forfaitaire au taux de 10% des sommes placées dans la réserve de capitalisation des sociétés d’assurance – constituées en franchise d’impôts- près de 1 milliard
* une taxation spécifique des contrats assurance vie multi-supports au fur et à mesure des encaissements et non plus à la fin pour 1,6 milliards d’euros

mardi 12 octobre 2010

Privilégier la sécurité à la proximité

Selon Ipsos France, enquête réalisée à la demande de la générale de santé, 73% des Français considèrent qu’il faut privilégier la qualité et la sécurité des soins à la proximité géographique des hôpitaux et des cliniques.
Les Français mettent la qualité des soins et leur sécurité comme critère privilégié à la proximité des services. 88% d’entre eux souhaitent qu’une information officielle permette de comparer les tarifs, les prestations et les dépassements d’honoraires. 70% s’intéressent à un classement officiel des établissements hospitaliers par le ministère de la Santé. Mais ils ne sont que 40% à être confiants quant à l’évolution de cette qualité des soins dans les dix ans qui viennent. Plus de la moitié des personnes interrogées sont insatisfaits des services d’urgence, et un tiers de la prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des troubles psychiatriques.

Il y a longtemps que les patients ont compris qu’il vaut mieux aller vers des établissements performants et faire plus de 50 km quand il s’agit de maladies graves comme le cancer.
Le LIEN n’a guère d’illusion sur les données actuelles liées à la qualité des soins, étant donné que les établissements sont évalués sur des indicateurs de moyens et non de résultat, même s’il s’agit d’une avancée vers l’évaluation.
Il existe aussi un critère quantitatif en cancérologie et en chirurgie, c’est à dire lié au nombre d’actes pratiqués dans une année, partant du principe que les équipes qui pratiquent peu, perdent leur compétence et ce critère est un indicateur fort pour la réorganisation de l’offre de chirurgie dans les régions.
Les établissements qui n’atteignent pas le seuil exigé auront du mal à défendre le maintien de leur activité sur des arguments de qualité des soins, car leur point faible est le manque sinon l’absence de pratique de l’évaluation des résultats, évaluation toujours contestée par les professionnels, jamais exigée par l’assurance maladie qui finance les soins et leurs complications.
Nos institutions responsables de la qualité des soins en France, ministère de la santé et Haute autorité de santé, ont fait faire des pas de géants aux établissements grâce à la démarche d’accréditation puis de certification des établissements.
Même si la démarche de certification des établissements s’est donné des limites contestables du point de vue des patients, dans ses versions 1996-2009, comme l’absence d’impact sur la pérennité des organisations évaluées comme défaillantes, la faiblesse de la portée de ses recommandations en regard de l’enjeu de sécurité des patients, la tricherie des professionnels avec la complicité des directions lors de la visite des experts, l’absence de contrôles inopinés sur les points hors normes, la mise à l’écart de la démarche pour les EHPAD, il n’empêche que grâce à cette démarche, les établissements ont considérablement progressé.
Il faut espérer que la version 2010 aura, auprès des AES, agences régionales de santé, tout le crédit qu’elle mérite et engagera des inspections complémentaires si besoin.
Quant à l’accréditation des praticiens, autre démarche d’évaluation, hélas ! Elle reste une démarche basée sur leur volontariat et seulement financée dans le secteur privé, c’est à dire une exigence bien timide, et une vraie discrimination pour les patients du secteur public.

Tous ces sujets seront discutés lors des prochains États Généraux des infections nosocomiales et de la sécurité des patients les 27 et 28 janvier 2011,
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lundi 11 octobre 2010

L'alcool et le cancer du sein

L’alcool, déjà promoteur bien connu de cancers des voies bucco pharyngées, des cancers digestifs,( foie, colon, pancréas) le voici aussi au rendez-vous du cancer du sein.
Déjà en 2007, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mettait en évidence les relations entre l'alcool et les risques de cancer du sein et du colon.

"Le risque accru de cancer du sein et des niveaux de consommation d'alcool mêmes faibles est une source de préoccupation majeure, notamment au vu de l'évolution des habitudes de consommation d'alcool chez les femmes dans de nombreux pays. Les actions de santé publique contre la consommation d'alcool, notamment une consommation excessive, doivent être renforcées" Dr Boyle.
En 2010 : Une équipe américaine du centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson a observé de 1993 à 1998 les caractéristiques du cancer du sein invasif qu'avaient développées près de 3 000 femmes ont été étudiés le sous-type tumoral et le statut hormonal de la tumeur, la consommation d'alcool, le mode de vie, ainsi que les antécédents familiaux et gynécologiques.
Conclusion de l’étude : La consommation d'alcool accroît le risque de développer certains types de cancer du sein, comme l'adénocarcinome lobulaire et les cancers du sein hormono-dépendants ; en revanche cela ne semble pas accroître celui des adénocarcinomes canalaires infiltrants (étude publiée sur le site de la revue The Journal of the National Cancer Institute.)

Les femmes buvant au moins un verre d'alcool par jour présentent un risque deux fois plus élevé de développer un adénocarcinome lobulaire, mais en revanche ne montraient pas de risque accru d'adénocarcinome canalaire, par rapport à celles qui ne buvaient pas, ce qui suggère une origine distincte entre les deux types de cancers du sein, concluent les auteurs.

vendredi 8 octobre 2010

Tabac et fertilité des couples

Fumer pendant la grossesse est mauvais pour l'enfant à naître. Moins bien oxygéné, le bébé absorbe également toutes les substances nocives émises par la cigarette maternelle. Mais pas seulement. Le tabagisme de sa mère réduirait significativement le nombre de cellules germinales, destinées à la fabrication des spermatozoïdes ou des ovules, et des cellules somatiques du fœtus. Une fois adulte, l'enfant connaîtrait à son tour des difficultés pour procréer. On se rappelle que le Distilbène agit sur la deuxième génération de mère et peut-être la troisième.
Une seconde étude met en évidence l'effet de la cigarette sur les protamines. Ces protéines jouent un rôle important dans le développement des spermatozoïdes. De ce fait, les chances de fécondation pour la partenaire d'un fumeur s'en trouvent réduites. Le risque de fausse couche est également accru par le tabagisme du père. Conclusion : plus l'homme fume, moins son sperme est fécond. D'ailleurs, certains messages sont apposés sur les paquets de cigarettes : "Fumer peut nuire aux spermatozoïdes et réduit la fertilité." Ce que l'on ne savait pas, c'est que ce risque pouvait passer d'une génération à l'autre.

jeudi 7 octobre 2010

Le bisphénol A : interdiction maintenue dans les biberons en France, par la ministre de l’écologie, Chantal Jouanno

Bien que l’agence européenne de sécurité de aliments ( l’EFSA) estime que le bisphénol A (BPA), composé chimique utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires interdit en France et au Danemark, ne présente pas de risques pour la santé, Chantal Jouanno a décidé que la priorité, doit être donnée à la protection des bébés, très fragiles. "Les études montrent non seulement une possible contamination par le lait maternel, voire de la mère au foetus puisque le BPA traverse la barrière placentaire" et "soulignent une migration des biberons vers le lait lorsqu'ils sont trop chauffés". "On maintient donc leur interdiction", ajoute la ministre, qui souligne que les biberons au BPA peuvent être remplacés par des biberons en verre.
L'interdiction au Danemark est plus étendue, où elle concerne tous les produits contenant du BPA utilisés pour l'alimentation des enfants de 0 à 3 ans. Le bisphénol A est interdit au Canada, en Australie et dans plusieurs États américains.
A noter, que le bisphénol A se dégrade sous l’effet de contact chaleur - matières plastiques, et qu’il vaut mieux s’équiper en bouilloire électrique inox ( pas alu ) au lieu de plastique.

mercredi 6 octobre 2010

Quand l'aluminium nous empoisonne..un nouveau scandale sanitaire à l’horizon ?

Depuis 40 ans déjà, on parle de la neurotoxicité de l’aluminium. Très vite, les autopsies ont révélé fin des années 70, la présence d’infimes particules d’aluminium dans le cerveau autopsié des patients décédés de la maladie d’Alzheimer.
Virginie Belle a mené l’enquête. Elle publie un ouvrage qui fait du bruit Quand l'aluminium nous empoisonne, aux éditions Max Milo et dresse le constat d’un aluminium qui se cache partout, dans des produits de l'industrie agroalimentaire, des cosmétiques ( anti transpirants en particulier) des médicaments et des vaccins et parfois même dans l'eau du robinet car il permet de la rendre plus claire.
Études à l'appui, l'auteur s’appuie sur les conclusions d'un laboratoire de l'Inserm ( à publier) et suggère l'existence d'un éventuel "syndrome des adjuvants" lié à l'utilisation de sels d'aluminium dans les vaccins. Selon l’étude, les nanoparticules d'aluminium des vaccins, injectées dans le muscle, migreraient lentement, mais sûrement, vers le cerveau, alors qu'on nous a toujours dit qu’elles s’évacuaient par les urines. Problème : l'aluminium est neurotoxique, cela on le sait depuis des décennies.
Face à cette thèse un membre de l'Académie de médecine et pédiatre, confie au journal Le POINT que selon lui, "il n'y a aucune raison d'inquiéter la population sur un produit qui est parfaitement connu et suivi". "Il n'y a, à ce jour, pas de preuve d'un risque lié aux adjuvants aluminiques". Le scientifique dit redouter un vent de panique, notamment parmi les parents de jeunes enfants, et que des épidémies comme la coqueluche ou la diphtérie, se développent.
Alors que vaut-il mieux ? une bonne coqueluche ou l’Alzheimer à la cinquantaine passée ?
Pour mémoire, en 1995, l’académie de médecine soutenait que les dioxines ne présentaient pas de danger. Et en ce début de l’année 2010, la docte académie affirmait dans un rapport sur la désinfection des sondes vaginales que l’on pouvait faire confiance à l’œil du praticien pour différencier un matériel propre ou sale destiné à des cavités internes !
Alors, en attendant d’en savoir plus sur les dangers de l’aluminium, des précautions peu onéreuses peuvent être prises comme bannir absolument l’aluminium de sa panoplie de casseroles, éviter le contact alu-aliments, bien lire la composition des cosmétiques avant de les acheter, bien se laver au lieu de mettre du déodorant cache odeurs, etc…rien que du bon sens.

mardi 5 octobre 2010

Turbinectomie, une chirurgie du nez à haut risque

Plusieurs patients victimes d'une intervention chirurgicale très mutilante, la turbinectomie ou résection des cornets organes essentiels à la respiration et à la vie, se regroupent et engagent une procédure en réparation contre les opérateurs ou établissements responsables.
N'ayant reçu aucune information sur les conséquences de tels gestes chirurgicaux, très agressifs et invalidants, ces victimes vivent depuis l'intervention, un vrai calvaire et n'espèrent aucune chirurgie réparatrice car il est impossible de remplacer les cornets manquants.
N'ayant plus aucune fonction de filtrage, humidification et réchauffement, au niveau des narines, obligés d'être équipés la nuit d'appareils respiratoires, victimes de perpétuelles complications, infections des voies respiratoires, dyspnées, douleurs permanentes, sinusites, écoulements, sècheresse des muqueuses, vibrations des faucheuses nasales, contractures de la face, maux de têtes, perte du sommeil, de l'odorat et du gout, crampes, essoufflement permanent invalidant etc... ils sont confrontés aux risques de cancers par pollution des voies respiratoires et développent dépression et tendance suicidaire.
Quelle est la validation scientifique de cette technique chirurgicale, quel bénéfice risque pour le patient? quelles études et publications de la technique ? le LIEN s'interroge.
La chirurgie avance souvent masquée et le LIEN a déjà maintes fois alerté sur ce contournement de la loi sur la recherche médicale.
Le LIEN va saisir les autorités et leur demander une évaluation de la technique.

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