mardi 28 juin 2011
C2DS : Nouveau diplôme universitaire "Droit et gestion du développement durable en santé"
ATTENTION ! Date limite d'inscription le 30 juin 2011 !
En savoir plus...
mardi 14 juin 2011
Dans le nucléaire, il y a un avant Fukushima et il y aura un après. Dans la lutte antibactérienne, il y a un avant Hambourg et nous espérons, un après
Vendredi 10 juin, 31 personnes décédées, et 32 annoncées ce samedi 11 juin , victimes de l'épidémie de diarrhées mortelles et des milliers de patients hospitalisés dont certains, en insuffisance rénale sévère, sont sous dialyse, ils sont toujours en danger.
Des graines germées seraient en cause comme vecteur de la bactérie tueuse à l'origine de l'épidémie, a annoncé à Berlin le directeur de l'Institut fédéral de veille sanitaire.La présence irréfutable de la bactérie dans certains champs n’a pas été prouvée mais "la chaîne d'indices est tellement importante" qu'on peut identifier désormais l'origine de la contamination, ont expliqué les responsables des autorités sanitaires allemandes.
"Il n'y a pas d'autre piste sérieuse que les graines germées", a répondu un responsable sanitaire à une question sur la certitude à 100% des autorités ; il assure qu'il n'y a pas d'autre source de contamination que ces graines germées, et de ce fait, l’alerte sur les végétaux crus, salades, tomates et surtout concombres est levée.
Des graines germées et alors ?
Deux questions majeures restent sans réponse.
1 - D’où vient cette contamination des graines germées ?
Les graines sont élevées dans l'humidité et à des températures de plus de 20 °C, elles ont été déjà identifiées par des chercheurs comme vecteurs de bactéries pathogènes, comme l'ECEH en cause dans l’épidémie de Hambourg,mais aussi de bactéries comme la salmonelle ou la listérie.
S’agit-il alors d’un manque d’hygiène soit dans les procédures mêmes de mise en germination, soit de la part des personnels responsables de leur manipulation à un niveau ou à un autre? ou s’agit-il d’une contamination par les fertilisants, déchets organiques ou eaux d’arrosage, la réponse n’est pas encore connue? nous n'en savons rien.
2 – D’où viennent la virulence mortelle et sa résistance aux antibiotiques de cette forme de e-coli ?
Car là sont les sources profondes de cette mortalité.
Il ne suffira pas de désigner un bouc émissaire, qu’il s’agisse de personnels ne respectant pas les règles d’hygiène de base, ou ne respectant pas les procédures ou qu’il s’agisse d’une contamination des germinations en cours par contact avec des éléments nutritifs pollués; nous devrons aller plus loin et travailler sans attendre et en profondeur, sur ce qui rend nos bactéries si virulentes et si mortelles. Est-ce un contexte de pollution, le réchauffement climatique, ou est-ce la surconsommation d’antibiotiques?
Les leçons de l’expérience :
La question de la résistance bactérienne n’est pas nouvelle. Tous les jours en France des patients meurent contaminés par des bactéries hautement résistantes dans nos hôpitaux. Le nombre de ces victimes décédées est nettement supérieur au nombre actuel de victimes de Hambourg , si l'on prend une même durée de 3 semaines; en France les infections nosocomiales touchent plus de 700 000 personnes chaque année et en tuent environ 5000, or 30% seraient dues aux BMR ou bactéries hautement et multirésistantes aux antibiotiques, et pourtant il n’y a toujours pas de réelle prise de conscience des acteurs à hauteur des enjeux ni de politique offensive.
Pourquoi la panique pour les victimes d'Hambourg, et une certaine indifférence pour les victimes d'infections nosocomiales? les unes méritent un intérêt planétaire, les autres meurent dans le silence de tous ou presque, et pourtant elles ne méritent pas plus cette terrible épreuve.
Pourquoi mobiliser la planète quand il s'agit d'un risque infectieux que l'on pense alimentaire et ne pas la mobiliser pour le même processus morbide quand il s'agit d'un risque associé aux soins? sans doute parce que chacun se sent concerné par un risque alimentaire, et pas du tout par un risque lié à un acte de soin.
Pourquoi par exemple, les préparateurs alimentaires, en industrie ou en distribution, protègent les aliments des bactéries transportées par leurs cheveux, et portent obligatoirement une coiffe sous peine de sanction grave, et pourquoi n'a t-on pas les mêmes exigences en milieu de soins, lorsque le patient fait l'objet d'un soin à risque infectieux ?
Pourquoi est-il si difficile d'obtenir que toute personne qui délivre des soins porteurs de risque infectieux, se libère de ses bijoux et de toute fioriture superflue et dangereuse? Pourquoi un tel laisser-aller des tenues dans la plupart des établissements de santé ? une telle désinvolture envers les patients ? etc...
Alors, ne fermons plus les yeux sur la terrible réalité que vivent les patients infectés par des BMR, leurs souffrances endurées physiques, psychologiques et sociales, et celles de leurs familles. Ce sont de vraies tragédies et nous sommes tous concernés. Un jour l'un de nous peut être victime, comme des milliers de patients chaque année,
Lutter contre la résistance bactérienne doit être une priorité nationale de santé publique.
Face à l’offensive bactérienne, ne rien faire de conséquent, se contenter de mesurettes est une véritable non assistance à personne en danger.
La politique de lutte contre le risque infectieux et sa virulence impacte, comme nous l'avons affirmé aux Etats Généraux, plusieurs niveaux de décision; sont concernées la politique de santé, la politique agricole notamment sur les questions de production et modes d'élevage intensif et de rémunération des vétérinaires sur les tonnages d'antibiotiques vendus, la politique économique, la politique de consommation, la politique des frontières, la politique éducatives et très certainement la politique intérieure et de justice.
C'est pourquoi le LIEN a demandé au ministre de la santé, et va renouveler sa demande auprès du premier ministre, que soit mise en place une mission interministérielle à la lutte contre le risque infectieux.
C'est pourquoi aussi des personnes, plus conscientes que les autres de l'urgence de cette politique et de leurs responsabilités, se mobilisent et s’unissent dans une action « sauvons les antibiotiques »
en savoir plus
http://www.onerba.org/spip.php?article100
« Après Hambourg », pour le LIEN, c'est tout de suite.
C'est le 24 juin à l'Assemblée nationale, un débat sur la surconsommation antibiotique, animé par Gérard Bapt et Yves Buhr, ouvert par John Dalli, commissaire européeen à la santé et clôturé par Xavier Bertrand, ministre de la santé . L'alliance " Sauvons les antibiotiques" et le LIEN participent à la table ronde.
en savoir plus sur cette manifestation :
Colloque 24 juin Politique AB Assemblée Nle.pdf
jeudi 9 juin 2011
vendredi 3 juin 2011
Un code de déontologie pour les dirigeants d'établissement de santé - Le C2DS prend les devants
Un code de déontologie pour les dirigeants d'établissement de santé
Avant d'être un sujet technique, le développement durable est un sujet d'éthique managériale.
Difficile de croire que la profession de manager hospitalier ne dispose pas d'un répertoire commun d'éthique professionnelle.
Difficile de croire que ces dirigeants qui, au quotidien, managent des professionnels de santé (médecins, kinésithérapeutes, infirmiers, pharmaciens, etc., qui tous possèdent un code de déontologie) ne souscrivent pas eux-mêmes à une ligne de conduite commune.
Difficile enfin, de croire qu'à l'heure de la transparence et de la prévention des conflits d'intérêts dans un secteur sous tension, l'ensemble de la profession ne se soit pas encore mobilisé pour revendiquer un socle de valeurs communes et une respectabilité légitime.
Le C2DS prend les devants !
Le Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS) a piloté, pendant un an et demi, un groupe de travail composé de directeurs d'établissements, d'universitaires et de soignants pour rédiger le premier code de déontologie à l'usage des dirigeants d'établissement de santé, médico-social et d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Ce code a été placé sous le haut patronage du Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et du Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale.
Chaque jour, des dirigeants d'établissement de santé s'engagent, signent ce code de déontologie et affichent leur détermination.
Cette initiative, inédite en France et en Europe, est la première étape de la définition des responsabilités éthiques de cette profession envers toutes les composantes de la société, envers l'environnement, et le monde de la santé, en accord avec les trois piliers du développement durable.
Le C2DS reste animé par le serment d'Hippocrate : « D'abord ne pas nuire, ensuite soigner ».
Contact presse :
Véronique Molières – 06 82 38 91 32
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site du C2DS :
lundi 16 mai 2011
Plaisir - Passion – Convivialité – Action caritative Mécénat chirurgie cardiaque avec Les Classic Days 2011
L'association Mécénat Chirurgie Cardiaque était représentée lors du grand rendez-vous de la voiture historique sur le prestigieux circuit de Magny Cours qui s’est tenu pour sa quatrième édition les 30 avril et 1er mai dernier avec 20 000 visiteurs amateurs de voitures anciennes. Ouverte à toutes et à tous, cette manifestation a pour but de réunir tous les passionnés d'automobile, afin de partager ensemble un week-end de fête et de décontraction autour d'un thème cher, où, du spécialiste au profane, tous ont pu s'y retrouver. Les participants ont eu la possibilité d'exposer leur véhicule, de participer à un rallye touristique, de rouler par plateaux sur la fameuse piste Grand Prix de Magny Cours.
mercredi 11 mai 2011
La Conférence nationale de santé (CNS) rénovée sera installée le 21 juin 2011
Moins de six mois après la fin du mandat des précédents membres, la Conférence nationale de santé pourra donc être installée, le 21 juin 2011 au Parc Floral, en présence de Monsieur Xavier Bertrand et Mesdames Roselyne Bachelot-Narquin et Nora Berra.
Une fois son (sa) président(e) élu(e), et ses commissions permanente et spécialisée dans le domaine des droits des usagers constituées, elle sera saisie par les ministres sur les éléments de réflexion pour une politique nationale de santé 2011-2025.
Le décret n°2011-503 du 9 mai 2011 relatif à la Conférence nationale de santé, publié au Journal officiel de la République française du 10 mai 2011, modifie la composition et le fonctionnement de la Conférence nationale de santé, en tirant notamment les enseignements de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires. La nouvelle composition de l’instance lui permet de couvrir désormais une approche globale de la santé, incluant la prévention et la promotion de la santé, l’offre de soins, l’accompagnement et la prise en charge médico-sociale ainsi que la gestion du risque.Soumis à une large concertation organisée fin 2010 - début 2011, le nouveau texte élargit ainsi la composition de la Conférence nationale de santé aux acteurs du secteur médico-social, crée un collège des acteurs de la prévention et un autre des partenaires sociaux, et réorganise la représentation des offreurs de services en santé.
Pour mémoire : la Conférence nationale de santé est le lieu de concertation rassemblant l’ensemble des acteurs du système de santé au niveau national. Elle concourt à la vitalité de la démocratie sanitaire en favorisant l’expression et la participation de tous les membres de la « communauté des acteurs en santé ».
Créée en 1996 et fortement rénovée par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, la Conférence nationale de santé exerce une triple mission :
- conseiller le ministre de la santé sur la politique nationale de santé, par la formulation de ses avis et propositions, sur saisine des ministres ou sur autosaisine ;
- évaluer les conditions dans lesquelles sont appliqués et respectés les droits des usagers du système de santé, par l’élaboration chaque année d’un rapport remis aux ministres, sur la base des rapports régionaux des conférences régionales de la santé et de l’autonomie ;
- contribuer à l’organisation du débat public sur les questions de santé.
Contact presse :
Secrétariat de la CNS, Alexandre Viscontini 01 40 56 53 72 - cns@sante.gouv.fr
Annonce d’un dommage associé aux soins - Améliorer la relation soignant-patient
Environ un millier de patients subissent chaque jour un événement indésirable grave au cours d’une hospitalisation*. Une annonce non ou mal réalisée, manquant d’empathie ou de bienveillance, est porteuse d’un sentiment d’injustice et d’incompréhension, qui s’ajoute à la maladie et au dommage subi par le patient. Annoncer à un patient qu’il a été victime d’un accident ou d’une erreur au cours d’un soin est un moment compliqué pour les professionnels de santé. La Haute Autorité de Santé a donc décidé d’élaborer un guide d’accompagnement pour les aider dans cette démarche. Intitulé « Guide d’annonce d’un dommage associé aux soins », il est diffusé aujourd’hui accompagné de propositions d’actions à mettre en place sur le terrain.
Améliorer la sécurité des patients en diminuant les risques d’accidents ou d’erreurs associés à un soin est au cœur des actions prioritaires de la Haute Autorité de Santé (check-list des blocs opératoires, recueil des événements porteurs de risques, certification des établissements de santé, recommandations de bonne pratique,…). Dans la lignée directe de documents antérieurs tels que « Annonce d’une mauvaise nouvelle », la HAS a choisi de s’entourer de représentants de patients et d’usagers, de professionnels de santé et de représentants d’établissements de santé pour élaborer un guide consacré à l’annonce d’un dommage associé aux soins. Ce guide a un double objectif :
- répondre aux attentes et aux besoins légitimes des patients victimes,
- rassurer et accompagner tous les professionnels de santé, quel que soit leur lieu d’exercice, dans cette démarche souvent difficile.
Confiance et dialogue, maîtres-mots de la démarche d’annonce
Etablir un espace de dialogue avec le patient est un élément central car c’est la condition préalable pour maintenir ou restaurer une relation de confiance avec lui. Or, dans cette situation de crise les conditions d’une relation apaisée sont rarement réunies. Ce guide a donc pour ambition de donner des repères, des conseils de bon sens qui ne sont plus toujours évidents dans une situation émotionnellement difficile à gérer. C’est un outil méthodologique qui permet de se reporter en temps réel à une liste de jalons opérationnels articulée autour des trois étapes clés de l’annonce : préparation, réalisation et suivi.
Des actions à décliner …
Au plan national…
Aux ministères chargés de l’Enseignement supérieur et de la Santé, la HAS préconise la mise en place de modules en formation initiale et continue sur le sujet. Dans ce cadre, faire intervenir des associations de patients serait une des initiatives à promouvoir.
Dans les établissements de santé...
Pour faciliter la prise de conscience du problème et la diffusion des outils opérationnels proposés, la HAS met à disposition des établissements un poster à afficher dans les lieux de réunion des équipes. Le guide offre une synthèse de ce qui est à faire et à ne pas faire dans l'annonce d'un dommage associé aux soins durant les différentes étapes de ce processus. Par ailleurs, la HAS incite les établissements de santé à s’investir sur le sujet et à réfléchir collectivement aux procédures à mettre en place dans leurs établissements, intention qu’elle souhaite relayer auprès des fédérations hospitalières dans un travail commun à initier.
De plus, elle conseille aux établissements de mettre en place des structures de soutien dédiées à l’écoute et au suivi psychologique de leurs professionnels ayant à faire face à l’annonce d’un dommage.
Enfin, la certification des établissements de santé étant un des leviers important de l’amélioration des pratiques professionnelles, la HAS souhaite renforcer le critère consacré à l’« Information du patient en cas de dommage lié aux soins » (critère 11c) en en faisant un point obligatoire à vérifier par les experts visiteurs au moment de leur passage dans les établissements.
Par tous les professionnels hospitaliers comme libéraux…
La HAS espère que les professionnels de santé eux-mêmes s’emparent de ce guide et qu’ils s’en servent comme base de travail et de réflexion en groupe de pairs, en groupe qualité ou en réunion d’équipe.
* Les patients pris en charge dans les établissements de santé peuvent subir des événements indésirables, comme en témoigne l'Enquête nationale sur les événements indésirables graves associés aux soins réalisée en 2009. En effet, dans la base d'établissements inclus dans cette enquête, leur nombre est estimé à 6, 2 pour 1 000 journées d'hospitalisation. Ce qui replacé au niveau d’une unité d’hospitalisation de 30 lits correspondrait à un évènement indésirable grave tous les cinq jours.
Contacts
Service de presse HAS
Florence Gaudin - Chef de service
Claire Syndique - Attachée de presse
Audrey Salfati - Attachée de presse
Tél : 01 55 93 73 18 / 73 17